Dans son dernier roman, Philippe Claudel décide d'aborder le théme des migrants.

Dans l'archipel du chien, un archipel imaginaire,  trois corps de noirs sont retrouvés par 6 habitants dont le maire et l’instituteur. Une question survient alors : Que faire des corps ? La décision de les faire disparaitre est rapidement prise, seulement l’instituteur n’approuve pas et tente de faire entendre sa voix.

Dans cet extrait, le maire essaie, par divers procédés et au moyen d'un discours, d’imposé sa vision aux autres personnes présentes, c’est-à-dire le Curé, l’instituteur, le pêcheur, surnommé le Spadon, le docteur et la vieille. On peut donc voir dans cet extrait la vision très fermés du maire qui considère qu’une personne n’a d’existence que si elle possède des papiers d’identités. Il construit son discours autour de divers arguments qui vont parler à chacune des personnes présente afin d’être plus convaincant.

Je pense que ce passage permet de mettre en évidence trois points de vue diffèrent :

-          le premier, celui du maire, qui ne considère l’existence d’une personne que par ses papiers et qui ne montre ici aucune empathie. Il se présente comme quelqu'un de très froid qui n'a aucun remord à faire disparaitre les trois noirs sans que personnes ne soit au courant.

-          Le second, celui de l’instituteur qui, lui, considère que l’existence d’une personne va au-delà de ses papiers et le fait de ne pas en avoir ne justifie pas le traitement que veut imposer le maire. Il defends fermement sa position et tente de se faire entendre, même si il est seul face aux autres personnages.

-          Ensuite, on peut voir sur tous les autres personnages présent qu’ils ne sont pas spécialement avec le maire mais ils ne veulent pas non plus lutter comme l’instituteur, ils se sont donc résigner à suivre le maire. En réalité, ils ne veulent pour la plupart pas trop s'embêter avec cette histoire et préfère donc la solution de facilité que leur propose le maire, même si celle-ci est contraire a leur morale.