Laurent Gaudé publie en 2006 un nouveau roman, El Dorado.

Il s’agit de l’histoire de salvatore piracci, un policier des frontières repenti, dans un récit a la troisième personne et, en parallèle, l’auteur nous décrit l’histoire de souleiman, un jeune soudanais qui tente de rejoindre l’Europe, dans un récit écrit à la première personne.

Frere d'enfer est le 12eme chapitre de ce roman.Dans cet extrait, soleiman, aidé par son ami Boubakar, un africain boiteux qui tente de traverser le continent depuis 7 ans, tente de traverser la frontière espagnole à Ceuta. Ils se retrouvent pris au piège entre deux grillages, dans un « bout de terre qui n’appartient à personne » mais finissent par traverser malgré les coups de feu espagnols.

Personnellement, je trouve que ce passage représente bien la vie de migrant, en mettant en évidence les difficultés rencontrées notamment lors du passage d’une frontière. Il permet également de montrer un certain manque de solidarité de la part des états Européens de par la présence des policiers espagnols qui tente par tous les moyens d’empêcher les migrant de passer, allant même jusqu’à leur tirer dessus avec des balles en caoutchouc ou les tirer hors du seul passage qui leur permet de passer lorsqu’ils sont déjà à moitié en Espagne.